Une pièce qui se cherche
A la fin du 19ème siècle, la salle de bains n’est pas encore dans le crayon des architectes, sauf si la demande est spécifiée. Comme il s’agit le plus souvent d’immeubles de standing, de villas ou d’hôtels particuliers, ils peuvent voir grand.
Il en sera de même au cours de l’entre-deux-guerres, avec des réalisations qui feraient pâlir d’envie nos contemporains, mais toujours exceptionnelles quant à leur fréquence. L’après-guerre, les trente glorieuses, marquées par l’impérieux besoin de reconstruire et de construire, placent l’architecte sous la coupe du promoteur. Celui-ci gomme les surfaces trop généreuses et s’en tient à la réglementation officielle.
Le premier problème est donc celui de l’espace. De nos jours, 60 % des salles de bains françaises occupent moins de 7 m², parce que les promoteurs ne retiennent que la fonction hygiène. Une surface trop réduite pour répondre aux fonctions qui se profilent. L’évolution devrait ainsi aller vers des surfaces moins exiguës, vers 10, 12 m², et même plus. Certains constructeurs de maisons individuelles, dont les plans intérieurs sont modulables, font état de demandes de plus en plus nombreuses pour des salles de bains spacieuses, allant jusqu’à 18 m².
La métamorphose d'un lieu au service du bien-être
La rénovation d'intérieur en toute tranquillité